vendredi 28 mars 2008

La suite, quand même.

Continuons le raisonnement, car c'est la quille, le week-end.
Après une semaine sans liberté de penser (oserai-je le dire? une semaine à travailler).
Revenons donc à nos moutons et délirons franchement sur le deuxième point à savoir la famille.
Je ne parlerai pas des "sans" car à priori cette situation me paraît fort peu désirable.
L'être humain est souvent désireux de ce qu'il n'a pas... 
Puis savoir d'où l'on vient est en soi une positive réponse aux questions que toutefois on préférerait ne pas se poser.
Mais soudain le doute m'assaille, la famille serait donc une vraie valeur? 
De celle qui doivent être partagées.
Mais de quelle famille parle-t-on?
Celle idéalisée où chacun est à sa place, où les secrets, les non-dits n'ont pas lieu d'exister.
Celle où les anciens sont des sources de sagesse et de douceur : imaginer un petit enfant se lovant dans les chemises de nuit parfumées de sa mamie, se laissant aller au bonheur d'écouter les récits d'enfance de ses parents, chaque parole de l'ancêtre laissant transparaître l'amour, la sincérité, ah! j'en ai les larmes aux yeux!
Bref une famille où le respect de l'autre et de ses choix résonne aussi clairement qu'un rot à la fin d'un copieux repas.
Ou bien ne serait-ce pas plutôt celle qui bien qu'existante fait toujours défaut.
Celle où les pires poncifs (sociaux? psychanalitiques? mélodramatiques?) s'expriment de l'enfance à l'âge adulte... mère possessive, monstrueuse d'égoïsme, père absent, paternité douteuse du cousin, secret familial autour de la disparition du lapin en peluche de Germain, alcoolisme latent de la nourrice agréée, maux de ventre du petit dernier, obsession compulsive de la belle-mère à vouloir changer les rideaux...
Ca y' est je transpire, le clavier est poisseux de toute cette vérité ainsi révélée.
Et dire que c'est sur cela que l'on se construit... cela explique en grande partie pourquoi il y a autant d'édifices branlants qui circulent de nos jours.
Si ça peut vous rassurer j'en fait aussi partie.

Partie / patrie  me voilà partie sur la dernière partie. Ouh là là!
Les pâtes et le riz c'est bon.
Cependant la contraction de ces deux mots n'exprimant plus rien de culinaire, mais plutôt quelque chose de martial et déplaisant...Voire fâcheusement fachisant me révulse proprement.
"Citoyen du monde" c'est tellement plus beau, et cela n'interdit en rien de ne pas aimer le camembert où le gâteau de fourmis, c'est une affaire de goûts, voilà tout. 

De valeurs à ces mots je n'en accorde point.
Le coffre aux trésors qui les contient appartient sans doute à un con.
J'en connais de plus jolis (pas des cons, des mots évidemment).





samedi 22 mars 2008

Travail, famille, pâtes, riz.

Les vraies valeurs d'aujourd'hui, d'hier et de jamais de celles que l'on déteste.
Prenons la première, franchement quelle perte de temps précieux, qui est cependant partagée par tout à chacun ou franchement désirée par ceux qui n'en n'ont pas.
Que pense l'esclave du quotidien?
"Bah oui Pauv' malheureux t'es au chômage autant dire que tu n'existe pas".
Enfin pour être plus clair tu fais chier ton monde car toi tu peux jouir du fait de dormir ou pas le matin, tu n'est pas obligé de prétendre que ton travail te plaît ou pire qu'il est épanouissant, ce qui bien entendu est un mensonge, mais comme on ne peut pas vivre en perpétuelle dépression.
Et cette foutue question, préambule à chaque prise de contact : " Et tu fais quoi dans la vie?"
Dieu qu'elle m'as gonflée et qu'elle me gonfle encore...
Posez la moi et avant de vous répondre j'aurais un long soupir traduisant une exaspération à peine masquée.
Mais surtout je penserai pendant quelques secondes " Dans la vie moi? J't'emmerde!"
Bon c'est pas très gentil je sais, mais c'est sincère.
Heureusement qu'il nous reste les vacances... pour maintenir éphémèrement l'illusion de la liberté.
Bénissez ceux qui en jouissent perpétuellement et souhaitez-leur qu'on les laisse vivre vraiment.

dimanche 9 mars 2008

Danses du ventre

Avec changements de nombrils ?
Les municipales s'ébattent à la télé, répétitions de phrases assassines entendues les fois précédentes.
On en prend d'autres et on vous rejoue la même : vexations, jubilations, tensions (bof!).
Bon, pourvu qu'on soit content des résultats.
Et que la lutte s'engage.

mercredi 5 mars 2008

A propos de ventre.

Est-ce le vôtre?
Vous pensez maîtriser parfaitement la respiration yogique, être absolument maître de vos émotions, mais c'est un leurre : vous respirez par le ventre par nécessité, car un irrémédiable sentiment d'oppression vous empêche de respirer à fond.
Vous aimez manger ? Pourtant vous observez d'un oeil circonspect tout ce qui peut garnir votre assiette, vous rendant même coupable en mangeant de la merde de temps en temps?
Vous avez mal au ventre ? Peut-être souffrez-vous de désordre digestif chronique en particulier devant le journal télévisé. 
Votre ventre a raison, éteignez la télé.
Vous êtes enragé, révolté par le climat social actuel ? Mais quel est ce sentiment d'impuissance qui vous empêche de vous engager ?
Vous avez un polichinelle dans le tiroir ? Félicitations! Je ne parlerai pas de l'explosion démographique...
Vous avez des choses à dire, mais quel est ce noeud d'angoisse qui vous interdit de vous exprimer ?
Craigneriez-vous que vos interlocuteurs ne soient des ennemis capitalistes, liberticides masqués traquant le moindre de vos faits et gestes...
Vous avez raison, à votre place je ne dirais rien.