Après une semaine sans liberté de penser (oserai-je le dire? une semaine à travailler).
Revenons donc à nos moutons et délirons franchement sur le deuxième point à savoir la famille.
Je ne parlerai pas des "sans" car à priori cette situation me paraît fort peu désirable.
L'être humain est souvent désireux de ce qu'il n'a pas...
Puis savoir d'où l'on vient est en soi une positive réponse aux questions que toutefois on préférerait ne pas se poser.
Mais soudain le doute m'assaille, la famille serait donc une vraie valeur?
De celle qui doivent être partagées.
Mais de quelle famille parle-t-on?
Celle idéalisée où chacun est à sa place, où les secrets, les non-dits n'ont pas lieu d'exister.
Celle où les anciens sont des sources de sagesse et de douceur : imaginer un petit enfant se lovant dans les chemises de nuit parfumées de sa mamie, se laissant aller au bonheur d'écouter les récits d'enfance de ses parents, chaque parole de l'ancêtre laissant transparaître l'amour, la sincérité, ah! j'en ai les larmes aux yeux!
Bref une famille où le respect de l'autre et de ses choix résonne aussi clairement qu'un rot à la fin d'un copieux repas.
Ou bien ne serait-ce pas plutôt celle qui bien qu'existante fait toujours défaut.
Celle où les pires poncifs (sociaux? psychanalitiques? mélodramatiques?) s'expriment de l'enfance à l'âge adulte... mère possessive, monstrueuse d'égoïsme, père absent, paternité douteuse du cousin, secret familial autour de la disparition du lapin en peluche de Germain, alcoolisme latent de la nourrice agréée, maux de ventre du petit dernier, obsession compulsive de la belle-mère à vouloir changer les rideaux...
Ca y' est je transpire, le clavier est poisseux de toute cette vérité ainsi révélée.
Et dire que c'est sur cela que l'on se construit... cela explique en grande partie pourquoi il y a autant d'édifices branlants qui circulent de nos jours.
Si ça peut vous rassurer j'en fait aussi partie.
Partie / patrie me voilà partie sur la dernière partie. Ouh là là!
Les pâtes et le riz c'est bon.
Cependant la contraction de ces deux mots n'exprimant plus rien de culinaire, mais plutôt quelque chose de martial et déplaisant...Voire fâcheusement fachisant me révulse proprement.
"Citoyen du monde" c'est tellement plus beau, et cela n'interdit en rien de ne pas aimer le camembert où le gâteau de fourmis, c'est une affaire de goûts, voilà tout.
De valeurs à ces mots je n'en accorde point.
Le coffre aux trésors qui les contient appartient sans doute à un con.
J'en connais de plus jolis (pas des cons, des mots évidemment).